Un amour aveugler par la haine
Ca faisait longtemps qu'on ne s'était pas touché. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas rit un bon coup ensemble. Nos chemins s'étaient écartés lentement et sans qu'on ne s'en aperçoive. Je me souviens, c'était le jour où j'avais décidé de lui demander. Lui demander de sortir avec moi. Mais ce jour là, il m'a annoncé qu'il était amoureux d'une autre fille. On avait eu beaucoup de discutions auparavant. Il me disait "Je t'aime" et je lui répondais par les mêmes mots. Il me demandait alors pourquoi on ne sortait pas ensemble. Je lui ai dit qu'on était trop ami, et que j'avais peur que ça casse notre amitié.
Puis, j'avais réfléchit, et j'avais décidé de sortir avec lui. Pour une fois, j'allais prendre ma décision. Mais, lorsqu'il m'a annoncé qu'il allait sortir avec cette autre fille, mon c½ur s'est déchiré en mille morceaux. J'ai sourit faussement en lui disant "mais c'est génial !" Et lui ne voyait rien, car je suis trop fière pour avouer mes échecs, car je ne montre pas assez mes sentiments. Et puis, j'étais contente pour lui, il avait l'air heureux et je me disais que cette fille-là serait beaucoup mieux que moi.
Ils sont sortis ensemble. D'abord, je me suis dit que leur couple n'allait pas durée, et égoïste, j'étais contente. Et puis non, ils étaient bien ensemble, malgré leurs nombreuses disputes. Elle était gentille aussi... Et ma jalousie a disparut, j'étais contente pour eux, je ne l'aimais plus lui, pire, je commençais à le haïr de tout ce bonheur ou de ne plus faire attention à moi. Non ce n'était plus de la jalousie, mais j'étais vexée de ne plus exister qu'en tant que confidente pour ses amourettes lorsque j'avais été un an durant la fille avec qui il flirtait. Un jour il me disait qu'elle était la femme de sa vie, le lendemain il se plaignait de ses disputes.
J'en avais assez.
Et puis, ils ont cassé. Mais je ne l'ais pas apprit par lui, non, il a prévenu une autre fille qui se trouvait avec moi à ce moment là. Vexée une seconde fois... Je me souviens de l'époque où, on n'était déjà pas sûr de nos sentiments à l'égard de l'autre et qu'on s'était menti mutuellement, ce qui avait renforcé notre amour. Je me souviens de tout cela, et puis, je me mets à rêver, car je l'aime encore.
Oui, je l'aime encore malgré ce que j'ai fait. Je me prends à voir des images dans lesquelles, tout recommence comme avant, mais cette fois-ci d'une façon différente. Nous jouons encore à nous embrasser. Je fais semblant de ne pas vouloir lorsqu'au fond de moi, je brûle d'envies qu'il me prenne dans ses bras. J'aime le sentir tout contre moi, son parfum doux, et je me souviens encore ses jalousies à l'égard de son meilleur ami qui se rapprochait dangereusement de moi.
Et puis, je me vois seule avec lui, devant chez lui, une nuit sombre d'hiver. Il m'invite chez lui et m'annonce que ses parents ne sont pas là. Il commence à m'embrasser et à me coucher sur son lit lorsque moi, je me rappelle d'une phrase qu'il m'avait dite il y a longtemps : "Si je venais à le faire avec une fille vierge, je serais très doux." Et je me laisse faire, mourant de ses câlins si merveilleux, et nous passons un moment de parfaite harmonie, moi un peu maladroite et timide, lui m'aimant comme il n'a jamais aimé.
Mais je me réveil et mes pensées s'estompent. Je suis seule, dans le noir, sur ce lit inconfortable. Je me redresse, me lève, traverse la pièce et pose mes mains sur les barreaux de ma cellule. Ce soir, comme tous les autres, je pleure en pensant à tout cela, en réfléchissant à comment j'aurais pu éviter ça, en me remémorent ces sombres évènements. Des flaches d'images me font voir tout ce sang que j'ai fais couler de lui, moi avec le couteau qui l'a tué dans la main, haineuse dans mon amour. Je l'ais assassiné de sang froid, de douze coups de couteaux, n'ayant plus recours à mes pensées, n'arrivant plus à rêver.
Si seulement il m'avait aimé comme je l'ais aimé...